Pourquoi une action dans le secteur agricole ?
La topographie et le contexte pédoclimatique du bassin hydrographique du Célé ont favorisé le développement de l'élevage qui est de loin l'activité économique principale du secteur. Compte tenu du nombre de bovins, d'ovins et de porcins sur le territoire (plus de 5 fois supérieur à la population résidant sur le territoire), les effluents d'élevage représentent une charge brute en azote, en DBO5 et en germes particulièrement importante.
Un "Diagnostic des risques de pollutions d'origine agricole" réalisé en 2000 par les Chambres d'agriculture du Lot et du Cantal a ciblé plus précisément certaines pratiques agricoles susceptibles d’augmenter le risque de contamination des eaux : abreuvement direct des animaux au cours d'eau, stockage des effluents d'élevage inadapté, absence de traitement des effluents peu chargés…
Le PAT du bassin du Célé a pour objectif d'accompagner les agriculteurs du bassin versant dans la modification de ces pratiques, en leur apportant un soutien financier et des conseils techniques. Il vise plus particulièrement à améliorer la qualité bactériologique des eaux sur les zones à fort enjeu. Son principal objectif est de reconquérir d’ici 10 ans une qualité des eaux acceptable pour les différents usages : la production d’eau potable, la baignade et l'abreuvement du bétail.
Le contexte : un premier programme agricole en 2005-2006
En 2005 un premier programme agricole avait vu le jour. Il a permis la réalisation de 1,7 Millions d’euro de travaux dans 53 exploitations agricoles.
Le bilan du premier programme agricole.
Ce programme a dû être arrêté fin 2006 pour cause d'application de nouvelles règles nationales encadrant les aides à l'agriculture (le Plan de Developpement Rural Hexagonal ou PDRH). Un nouveau programme a été élaboré pour en prendre la suite. Ce nouveau programme a été signé le 7 novembre 2008 par les partenaires techniques et financiers. Il reprend globalement les principes de l'opération précédente en ciblant les exploitations agricoles situées à proximité des captages d’eau potable ou des zones de baignade. Un renforcement des actions de formation et de sensibilisation des agriculteurs est également envisagé. Ce programme qui devrait permettre la réalisation de plus de 6 Millions d’euros de travaux s’étalera sur 5 années. 200 exploitations agricoles environ pourront prétendre bénéficier des aides, à nouveau centrées sur l’amélioration de la gestion des effluents d’élevage.
Le PAT Célé : un projet ambitieux sur 5 ans
Le Plan d'Action Territorial agricole du bassin du Célé est un programme sur 5 ans qui prévoit la réalisation de 7,1 millions d'euros de travaux sur plus de 200 exploitations agricoles.
Les actions du PAT
Le PAT permet aux exploitants volontaires de bénéficier d’aides de 40 à 60 % pour réaliser :- des travaux d’amélioration de la gestion des effluents d’élevage - En savoir plus
- des travaux de suppression des accès directs des animaux aux cours d'eau - En savoir plus
Quelques exemples d'investissements individuels éligibles aux aides du PAT Célé
Le PAT comprend aussi des aides pour des projet collectifs :
- aide aux CUMA du bassin versant pour l'achat de matériel d'épandage ou de retourneurs d'andain pour le compostage - En savoir plus
- aides à la plantation de haies pour les associations
Enfin , le PAT comprend un volet important de sensibilisation, auquel tous les exploitants du territoire peuvent participer : formations à destination des agriculteurs ou des conseillers agricoles, visites de terrain, conseils personnalisés…
Quelques exemples d'investissements collectifs et de formations proposées dans le cadre du PAT Célé
Les acteurs du PAT
Le PAT Célé est animé par le Syndicat mixte du bassin de la Rance et du Célé en collaboration avec les Chambres d'Agriculture et les ADASEA du Cantal et du Lot et l'Agence de l'Eau Adour-Garonne.
D’autres partenaires techniques interviennent également dans la démarche : Services de l’état, coopératives agricoles, Communautés de communes, Parc naturel régional des Causses du Quercy, CPIE de Haute Auvergne…
L'Agence de l'Eau Adour-Garonne, les Conseils Régionaux d'Auvergne et de Midi-Pyrénées et les Conseils Généraux du Lot et du Cantal financent ce programme. Ils ont réservé 4,2 millions d'euros d'aides publiques pour soutenir les travaux ainsi que l'animation du programme.
L'ensemble de ces partenaires est regroupé au sein d'un comité de pilotage, qui se réunit une fois par an.
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